Disparue depuis plusieurs jours, la famille composée de six personnes et leur chauffeur s’était égarée dans le désert de Tanezrouft dans le Sud algérien. L’armée avait lancé des recherches intenses avec l’aide de la population, mais ce n’est que cinq jours après que la famille a été localisée. Néanmoins, le bilan est lourd. Cinq sur les sept personnes recherchées sont mortes à cause de la soif et de la chaleur du Sahara.

Une zone difficilement praticable

D’après la même source, les égarés ont été retrouvés sur l’axe reliant la ville de Reggane à Bordj Badji Mokhtar, dans la wilaya d’Adrar. Abdelkader Dadis, un des deux rescapés révèle que la zone était « difficilement praticable ».

Ce dernier a été évacué avec une femme à l’hôpital de Reggane. Souffrants de stress hydrique extrême, ils ont reçu les soins nécessaires au sein de l’établissement, leur état de santé n’est pas en danger.

Quant aux dépouilles des cinq victimes, dont deux femmes, un homme et un enfant, elles ont d’abord été transférées par hélicoptère à la base militaire de Reggane avant d’être transportées à la morgue de l’hôpital civil de la ville.

La population locale en colère

Par ailleurs, les habitants de la localité ont exprimé toute leur indignation suite à ce terrible incident. Déplorant ces nouvelles pertes humaines, ils exigent d’améliorer les moyens d’intervention de la protection civile, notamment par un hélicoptère, indispensable selon eux dans le désert de Tanezrouft.

La population locale a également demandé la réfection de la route entre Reggane et Bordj Badji Mokhtar, pour mettre fin au problème de recherche de pistes praticables dans le désert ; une activité à haut risque. À ce propos, les habitants de Bordj Badji Mokhtar ont décidé d’organiser prochainement un rassemblement afin de faire entendre leurs exigences.