On connait surtout son passé de résistante, déportée à Ravensbruck. On connait moins son métier d’ethnologue. En 1935, à 28 ans, Germaine Tillion part en mission pour plusieurs années en Algérie dans l’Aurès. Elle y apprend le berbère, parcourt la région à cheval, porte des pantalons et surtout prend des photos.

Toute sa vie durant, Germaine Tillion aura eu un lien particulier avec l’Algérie. A partir de 1954, alors qu’éclate la guerre d’indépendance, elle luttera contre la misère et le terrorisme mais aussi contre la torture et les exécutions. A travers ses clichés, on devine l’immense compassion d’une femme pour ses semblables.