Après le communiqué émis par la présidence algérienne concernant l’ouverture de l’espace aérien, Air France a revu son programme de vols vers l’Algérie, après avoir annoncé un plan de reprise à partir du début juin.

« La décision d’ouvrir ou de fermer l’espace aérien aux vols est une décision souveraine n’émanent que des hautes autorités du pays ». La présidence algérienne semble ne pas avoir aimé l’attitude d’Air France. La compagnie aérienne française a en effet décidé unilatéralement de lancer les réservations pour des voyages en Afrique. Parmi les destinations proposées par Air France : l’Algérie. Mais, ce lundi, alors que la compagnie a détaillé un peu plus ses plans de vol, surprise, Alger ne fait plus partie des destinations pour le mois de juin.

Un communiqué de la compagnie a indiqué mardi soir que quatre pays africains ne sont actuellement pas concernés dans le programme de vols commerciaux pour juin, à savoir: l’Algérie, le Sénégal, le Maroc et la Tunisie, jusqu’à ce que les autorités publiques de ces pays annoncent l’ouverture d’un espace aérien pour l’atterrissage d’avions commerciaux sur leurs territoires, et l’obtention des autorisations gouvernementales requises.

A noter que, Air France compte desservir en Europe 41 villes, y compris les grandes capitales, telles que Berlin, Rome et Londres, alors qu’en Afrique, la compagnie va desservir seulement sept villes dont Abidjan (cargo uniquement), Bamako (cargo uniquement), Cotonou, Douala, Yaoundé, ainsi que Conakry et Nouakchott, uniquement commercialisées vers Paris CDG, cependant le calendrier pourrait être mis à jour en cas d’ouverture de l’espace aérien de certains pays, à savoir l’Algérie, le Maroc, la Tunisie et le Sénégal, lit-on dans le communiqué.

Pour rappel, la Présidence de la République a affirmé, lundi dernier, que les informations circulant ces derniers temps sur la reprise en juin des vols commerciaux algériens étaient des « rumeurs », soulignant que l’ouverture ou la fermeture de l’espace aérien relevait d’une « décision souveraine » du ressort exclusif des hautes autorités du pays.