L’Algérie et la Tunisie veulent connecter leurs réseaux ferroviaires, mais ce projet demeure tributaire de la compatibilité des infrastructures des deux pays.

C’est ce qu’a fait savoir, jeudi à Alger, le ministre des Travaux publics et ministre des Transports par intérim, Farouk Chiali, lors d’une séance plénière à l’Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux questions orales.

La concrétisation du projet de liaison du réseau ferroviaire national au réseau tunisien « demeure tributaire de la compatibilité des infrastructures des sociétés de transport ferroviaire des deux pays, un objectif dont l’Algérie et la Tunisie veillent à concrétiser », a expliqué le ministre.

La réouverture de la ligne ferroviaire entre Alger et Tunis était prévue le 2 mai 2017. Quelques jours après cette annonce, la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) avait indiqué que la réouverture de cette ligne avait été reportée « à une date ultérieure » pour des raisons techniques.

« La SNTF informe son aimable clientèle qu’en raison de commodités techniques, la réouverture de la ligne ferroviaire Alger-Tunis est reportée à une date ultérieure », avait indiqué la SNTF dans un communiqué.

En 2018, l’ancien directeur de la SNTF, Yacine Bendjaballah, avait également annoncé le report de la réouverture de cette ligne ferroviaire. Il avait alors évoqué la vétusté du réseau ferroviaire tunisien.

« Les chemins de fer en Tunisie doivent être complètement réhabilités pour que le projet puisse voir le jour » avait-t-il déclaré. Leur état doit s’adapter aux exigences et spécificités techniques des nouveaux trains algériens.

Le coût approximatif du trajet Alger-Tunis avec une correspondance à Annaba a été estimé à quelque 5.000 DA, pour un trajet parcouru en six (6) heures, selon lui.

Ce projet de connexion des réseaux ferroviaires algérien et tunisiens, s’il arrive à être concrétiser, facilitera la circulation des touristes et des marchandises dans les deux sens.