L’Algérie aux yeux du peintre français Marie Lucas-Robiquet

Marie Lucas-Robiquet
L’Algérie aux yeux du peintre français Marie Lucas-Robiquet

Marie Lucas-Robiquet, née Marie Élisabeth Aimée Robiquet le 17 octobre 1858 à Avranches (France) et morte le 21 décembre 1959 à Saint-Raphaël, est une peintre française.

Biographie

Marie Lucas-Robiquet est la fille d’Henri Sébastien Robiquet, percepteur, officier de marine à la retraite, né à Lorient, et d’Honorine Aimée Doublet, de La Chapelle-en-Juger (commune déléguée de Thèreval depuis le 1er janvier 2016)1. Ne pouvant pas entrer à l’École nationale supérieure des beaux-arts en raison de son genre, elle suit une formation auprès de Félix-Joseph Barrias.

Elle épouse le 24 septembre 1891 à Paris Maurice-Édouard-Louis-Henri Lucas1, membre de l’armée coloniale française en Algérie, qu’elle rejoint à Constantine. Celui-ci meurt en 1895, alors que le couple n’a pas d’enfant.

Elle expose au Salon à partir de 1892. Elle séjourne en Amérique de 1914 à 1918 et fait de nombreux portraits à New York et à Chicago.

Production

La première partie de sa carrière, de 1880 à 1890, est consacrée aux portraits de personnalités françaises ; ensuite, de 1891 à 1909, sa production est essentiellement orientaliste ; enfin, de 1910 à la fin de sa vie, elle se consacre à la peinture de genre française et bretonne.

Reconnaissance

Elle est principalement remarquée pour ses peintures orientalistes « aux couleurs vives transformant les petites villes du Maghreb en fééries éclatantes de touches juxtaposées, idéalisant la vie rurale en scène de théâtre », et expose régulièrement à la Société coloniale des Artistes et au Salon des peintres orientalistes3. Le critique d’art Olivier Merson qualifie sa production artistique de « virile ». Malgré cela, elle reste très longtemps non reconnue dans l’histoire de l’orientalisme français, la seule femme ayant droit de cité étant Henriette Browne.

Elle est également connue comme portraitiste en Europe, Amérique du Sud et États-Unis et pour ses scènes de genre et ses peintures religieuses5.

Elle reçoit une médaille de 3e classe en 1894 et une de 2e classe en 1905, et est faite chevalier de la Légion d’honneur en 1925.

Le lavoir de Biskra | Estimation 4 000 – 6 000 € | Marie Lucas-Robiquet
Jeunes algériennes préparant le couscous | Estimation 115 500 € | Marie Lucas-Robiquet
Le Petit Tailleur | Estimation 47 644 € | Marie Lucas-Robiquet
Porteuse d’eau et chamelier au bord de l’Oued | Estimation 11 700 € | Marie Lucas-Robiquet
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