Il y a 63 ans jour pour jour, le 2 juillet 1957, l’ancien président américain, John F. Kennedy, alors sénateur démocrate du Massachussetts, prononça au Sénat un discours retentissant en faveur de l’indépendance de l’Algérie. S’inscrivant dans une tradition anticoloniale, le discours du jeune sénateur fit l’effet d’un coup de tonnerre.

Connu aux Etats-Unis sous le nom de « discours algérien » (The Algerian Speech), le 2 juillet 1957, un jeune sénateur du nom de John F. Kennedy a donné son premier grand discours de politique étrangère au Sénat américain, annonçant son soutien à l’indépendance de l’Algérie et dénonçant la tentative de la France de supprimer le mouvement indépendantiste algérien par la force militaire, a rappelé ce jeudi l’Ambassade US à Alger.

« Peu de gens auraient pu prédire qu’à peine cinq ans plus tard, ce jeune homme serait le président américain et souhaiterait la bienvenue au président d’une Algérie nouvellement indépendante à la Maison Blanche, inaugurant une nouvelle ère des relations algéro-américaines, a souligné la représentation diplomatique.

Dans son discours de 1957, Kennedy a déclaré : « Il y a plusieurs cas d’affrontements entre l’indépendance et l’impérialisme dans le bloc occidental qui requièrent notre attention. Mais ici aussi l’un d’eux, plus que les autres, est absolument essentiel, l’Algérie (…). Il est donc temps que l’on prenne en main le véritable problème qui nous est posé en Algérie – problème qui ne peut plus être évité ni par les Nations Unies ni par l’OTAN – problème qui devient de plus en plus difficile à résoudre, comme une guerre acharnée apparemment sans fin détruit, un par un, les ponts de moins en moins nombreux qui restent vers un accord raisonnable ».

Dans son discours prononcé en toile de fond la guerre froide, le jeune sénateur a fustigé le bilan du soutien américain à la France, jugeant que l’attitude des États-Unis a été dans cette affaire caractérisée par un abandon des principes d’indépendance et d’anticolonialisme.