Trois délices d’Algérie, à la fois simples et réconfortants, qui font d’un repas algérien une expérience qu’on n’oublie pas.

Les meilleures galettes

Une merveille dorée et croustillante, faite d’un mélange

Partager le pain et le sel est, au Maghreb et dans la tradition berbère, un symbole d’hospitalité et de fraternité. Ici, le pain est sacré. Quand il tombe par terre, il faut le ramasser, l’embrasser et le porter à son front pour s’excuser du sacrilège. Même si le pain industriel a un temps détrôné la traditionnelle galette, cette dernière revient en force dans les foyers algériens. On en trouve dans toutes les bonnes épiceries mais elle ne remplacera jamais celle concoctée à la maison, merveille dorée et croustillante, faite d’un mélange de farine ou de semoule, d’eau, d’huile d’olive, de sel et de levain, pétri puis aplati.

le Kesksou (couscous)

Couscous algérien aux légumes

C’est l’une des plus vieilles spécialités culinaires du Maghreb. L’Algérie, le Maroc, la Tunisie et la Mauritanie ont d’ailleurs déposé cette année une candidature commune auprès de l’Unesco pour inscrire le couscous sur la liste du patrimoine mondial. Ce plat composé de semoule de blé dur, d’huile d’olive, de légumes, d’épices, de viande ou de poisson, trouve son origine chez les Berbères.

Les truffes, pépites du désert

Les truffes du désert algérien

Blanches ou rouges, les truffes du désert (au goût plus proche du champignon que de la truffe du Périgord) sont appréciées dans les régions du Tell et du Sud algérien comme Béchar, Laghouat et Ghardaïa. Appelées tarfess, elles apparaissent sous le sable après les pluies, entre juillet et novembre. Les amateurs de ce trésor, réputé pour ses vertus aphrodisiaques, sillonnent alors les étendues désertiques pour les dénicher. Dégustées en sauce, dans un couscous ou revenues dans un peu de beurre et d’ail, les truffes coûtent entre 3 000 et 10 000 DZD (22-75 €) le kilo en Europe.