Réalisé en 2017, le rapport en question avait été présenté au gouvernement de l’époque. Il recommandait l’inclusion d’un article à la Loi de finances 2020 qui permettrait d’exonérer la compagnie nationale du paiement des intérêts d’un crédit bancaire. Ce dernier, dont le montant s’élève à 3,8 milliards de dollars, avait été contracté en 2004.

L’IGF est catégorique dans ce sens : « faire payer les intérêts du crédit à Air Algérie la conduira à la faillite en 2021 ». De plus, l’inspection recommande une meilleure rotation de la flotte du pavillon national de façon à générer un meilleur flux financier.

« Faute de quoi, l’entreprise souffrira d’un déficit financier notamment en 2021 qui aura un impact négatif sur sa compétitivité », pointe le rapport.

D’ordinaire, les hauts responsables démentent l’existence de « situation de faillite » d’Air Algérie. C’était d’ailleurs le cas en 2017 lorsqu’Abdelghani Zaalane, ancien ministre des Transports et des Travaux publics, l’affirmait publiquement. L’on sait depuis où il est…